tree climbing

Tout savoir sur le tree climbing

Histoire - Philosophie - Valeurs - Techniques

Publié le lundi 26 septembre 2005

Quel est ce loisir nouvellement présent en France ?

Le tree climbing est un loisir de pleine nature qui consiste à grimper, à se déplacer et à séjourner dans les arbres. Le tree climbing c’est l’aventure, l’exploration, la découverte d’un monde inconnu, un retour aux sources. Le tree climbing c’est une immersion dans un océan vert resté secret : la canopée [1]. Le tree climbing c’est une autre approche de la nature, un état d’esprit : un art de vivre. Le tree climbing se caractérise par une certaine « philosophie » et un ensemble de « valeurs » communes aux pratiquants.

D’où vient le tree climbing ?

C’est en Californie à la fin des années 1970, que des passionnés de nature et d’escalade, vont les premiers grimper à la cime de séquoias géants de plus de 100 mètres de haut. Peter « Treeman » Jenkins fondera en 1983 à Atlanta la première école de tree climbing [2] au monde : Tree Climbers International, Inc. En 2007, quelques-uns des instructeurs de tree climbing les plus expérimentés se sont réunis dans le but de créer un organisme non-commercial et démocratique au service de l’enseignement du tree climbing. De cette première rencontre est née la Global Organisation of Tree Climbers.

Le tree climbing est-il présent dans d’autres pays ?

Depuis la création en 1983 de l’école d’Atlanta et jusqu’à aujourd’hui, le tree climbing fait de nombreux adeptes aux États-Unis et dans le monde. Par exemple au Japon, au Royaume-Uni, au Canada, à Taïwan, en Australie, en Indonésie, au Brésil, au Costa-Rica, etc.

Depuis quant le tree climbing est-il présent en France ?

C’est en 2005 que le tree climbing est apparue en France suite au retour de deux français [3] du Tree Climbing Rendez-Vous 2005 qui se déroula du 15 au 22 septembre dans l’Oregon.

Quelle est la « philosophie » du tree climbing ?

Indépendance, autonomie et esprit de liberté caractérise le tree climbing. Le tree climbing s’est développé à l’échelle internationale sans structure de coordination pyramidale. La communauté mondiale des pratiquants du tree climbing, est très attachée à cet « auto-développement » qui a généré une formidable richesse. Le tree climbing est un « loisir nature » interprété au sens californien [4] du terme... « Have fun ! Have an Awesome Day ! » [5]

Quelle sont les « valeurs » communes aux pratiquants ?

Le tree climbing se pratique en respect de l’arbre et de la nature. La devise des pratiquants, no trace : ne pas laisser de traces de son passage. En tree climbing, les pratiquants partagent un ensemble de valeurs qui permettent d’éviter de blesser les arbres, de déranger les animaux qui vivent dans la canopée, ou d’endommager des plantes fragiles ou rares.

A quoi consiste le tree climbing ?

Le tree climbing vient de l’anglais tree : arbre et climbing : grimper. En tree climbing on se sert de cordes pour se hisser jusqu’à la cime de l’arbre. Cette corde munie de nœuds auto-bloquants permet également de faire des déplacements en trois dimensions dans l’arbre, de passer d’arbres en arbres et de descendre en rappel. L’objectif est l’autonomie complète du pratiquant par l’apprentissage de techniques de cordes spécifiques et de notions sur la biologie et la physiologie des arbres. La progression s’articule autour de quatre composantes : physique, technique, psychologique et environnementale.

Quel matériel faut-il pour pratiquer le tree climbing ?

Pour des raisons de sécurité, le tree climbing se pratique avec un baudrier, une corde, des mousquetons, et un casque dans certaines conditions.

Quelles sont les techniques de cordes en tree climbing ?

Les techniques utilisées en tree climbing sont la Doubled Rope Technique (DdRT) et la Single Rope Technique (SRT). Ces techniques sont issues de l’escalade et de la spéléologie, mais elles ont été adaptées au milieu arboré. La spécificité des techniques de tree climbing est l’utilisation de nœuds de friction auto-bloquants, notamment pour les déplacements dans l’arbre.

A qui s’adresse le tree climbing ?

Il s’adresse aux amoureux de la nature et des grands espaces. Aux adeptes de loisir nature, d’aventure et d’exploration. Aux hédonistes, aux rêveurs en quête de ressourcement. A un certain niveau le tree climbing exige de bonnes aptitudes physiques, une certaine maîtrise de soit, et une connaissance parfaite des arbres et des différentes techniques de cordes.

Comment et où se pratique le tree climbing ?

Il se pratique seul ou en petit groupe, partout sur la planète, là où il y a de grands et beaux arbres.

Qu’est ce qu’un spot de tree climbing ?

C’est un endroit qui regroupe les meilleures conditions pour la pratique du tree climbing :
- de grands et beaux arbres dominants, avec beaucoup de branches.
- un site géographique intéressant, avec un beau panorama.
- un milieu naturel sauvage et préservé.

Les spots de tree climbing sont ils rares ?

Les spots de tree climbing sont rares et donc très précieux. Découvrir et recenser de beaux spots en France, en Europe et dans le monde nécessitent de longues recherches. Par ces recensements s’instaure un dialogue entre les propriétaires forestier et les adeptes du tree climbing afin de préserver quelques arbres de la coupe.

Notes

[1] La canopée est l’étage supérieur de la forêt

[2] Au États-Unis on parle aussi de « recreational » tree climbing (RTC ou Rec. tree climbing) afin de différencier la pratique récréationnelle de celle pratiquée par les arboristes.

[3] Lionel et Cyriaque

[4] L’esprit des « sports californiens » s’est développé sur les acquis du mouvement de la contre-culture apparue dans les années 1960. Il s’exprimera par la libération du désir et trouve ses sources théoriques dans le freudisme, le freudo-marxisme et l’écologisme. Ce mode de vie « sportif » alternatif conteste les structures traditionnelles du sport et s’oppose aux structures organisationnelles type fédérale.

  • Georges Vigarello parle de « vertige de l’intime », d’activités naturocentrées, hedonistes, egocentrées et sophistiquées (Revue Esprit, 1982).
  • Christian Pociello note la recherche de contraintes minimales, un engouement croissant pour la pratique d’activités en dehors de toute institution. Une quête de la part des pratiquants, d’une identité propre, de plus d’autonomie et d’indépendance (Les cultures sportives, 1995).
  • Alain Loret explique que les règles cèdent la place à l’improvisation, la compétition au défi et le cadre normatif est abandonné au profit de pratiques sauvages. Toutes les contraintes s’effacent favorisant la création, les actions inutiles permettant à l’individu d’être lui-même, de vivre pleinement chaque instant. La pratique s’insère réellement dans le cadre de vie de l’individu, devient véritablement un style de vie, on recherche une marginalité, garantie de ne pas subir la banalité du quotidien (Génération glisse, 2003).

[5] En français : « Prenez du plaisir ! Passez une journée grandiose ! »

Source : http://inthetrees.wabi.fr/tout-savo...

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